Ingénieur civil des Mines, titulaire d’un DEA en mécanique et matériaux, Samuel Forest explore les aspects théoriques de sa discipline lors d’un séjour à l’Institut fédéral pour la recherche et l’expérimentation en matériaux de Berlin. « Les idées avant-gardistes en thermodynamique et en physique des matériaux qui y circulaient ont grandement influencé mes recherches. »
Après sa thèse sur la plasticité des monocristaux métalliques, soutenue en 1996 à l’École des mines de Paris, il intègre le Centre des matériaux comme chercheur CNRS. À partir de l’étude de la microstructure d’alliages métalliques ou de composites, il établit des modèles théoriques et numériques dédiés à l’étude fine du comportement de ces matériaux. Cette approche originale qui permet d’optimiser la résistance de structures soumises à de sévères contraintes est récompensée en 1998 par une médaille de bronze du CNRS.
Contribuant à un véritable renouveau de la mécanique des milieux continus, les recherches de Samuel Forest visent désormais à simuler la rupture de matériaux à l’échelle microscopique. Et donc à accroître la durée de vie et la robustesse de composants indispensables aux secteurs de l’aéronautique ou de l’énergie. Ce professeur à l’École des mines est également directeur de la Fédération francilienne de mécanique – matériaux, structures, procédés depuis 2009 : il perpétue ainsi la tradition d’échanges et de coopération entre les laboratoires de mécanique d’Île-de-France.
Médaille de bronze du CNRS (1998)
Prix Jean Mandel (2001)
Médaille d’argent du CNRS (2012)
Grand prix Huy Duong Bui (2021)
Membre de l’Académie des sciences (2022)